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1. Problématique de la maîtrise sociale de la technologie
2. Information stratégique pour le policy-making
La pratique montre que nombre de choix cruciaux d'industrialisation dans les pays en développement ont été effectués dans des conditions d'information très partielles. Il est vrai que la plupart du temps, en tout lieu, les décideurs opèrent dans des conditions d'information incomplète. Mais il y a des degrés d'acceptation de l'ignorance relative. Au stade des décisions stratégiques une information insuffisante peut avoir des conséquences catastrophiques. On rappellera que la fonction de "policy-making" a été définie comme "le procès par lequel l'information générée/ou utilisée dans un contexte est réévaluée dans un contexte différent avec le but de formuler et/ou d'exécuter une politique de décisions alternatives". Il s'ensuit: 1° que l'information industrielle doit se présenter sous une forme où elle puisse permettre une réévaluation, 2° qu'elle doit ouvrir des alternatives décisionnelles.
3. Prévision et prospective technologiques
La réflexion part d'un constat préalable : l'insatisfaction de la prospective technologique. L'étude comprend trois parties : 1. un tour d'horizon de la question ;2. des questionnements résultant de ce premier examen, qui a permis de privilégier deux problèmes essentiels de la prospective, le globalisme qui en est un des fondements, les structures et l'analyse de systèmes ; 3. des propositions dérivées pour développer la prospective technologique. Dans la première partie la conclusion qui se dégage est qu'il faut articuler analyse des systèmes, théories économiques et méthodes de la prospective pour permettre les progrès de celle-ci. Dans la seconde partie le questionnement porte en premier lieu sur les composants nécessaires du globalisme D'abord la technologie, les différentes conceptions de sa compréhension, et leurs conséquences pour l'approche de la prospective. L'économie ensuite. Le questionnement de l'économie est centré sur les cycles longs de l'économie et de la technologie, les "lois" de l'économie, leur caractère relatif, l'articulation des logiques de création, d'innovation, de diffusion et de transfert technologiques, l'appréciation de la logique industrielle actuelle, la thèse de l'économie cognitive. Ce questionnement aboutit à dégager les principes essentiels et conditions que l'économie politique doit remplir pour être une composante majeure de l'entreprise interdisciplinaire que la prospective requiert. La philosophie enfin. Le questionnement philosophique porte sur la thèse de la dématérialisation comme caractéristique du système technologique émergent, la discussion de cette thèse amène à suivre les métamorphoses de la technologie dans la société, et en définitive les représentations du monde, explicites ou implicites, dont le prospectiviste ne peut faire abstraction. La seconde partie reprend les analyses et propositions concernant la technologie générale pour développer les méthodes de la prospective technologique : II est suggéré de compléter les instruments actuels par une batterie de nouveaux outils. Le questionnement porte en second lieu sur les structures et l'analyse de système. Les deux questions sont liées à travers l'examen de la méthode de constitution des matrices d'analyse structurelle qui sont la base de la pratique de la prospective authentique. On s'interroge sur la signification de ce que l'on fait du point de vue des rapports entre le système et sa structure, de la distinction entre les propriétés et les variables, de la potentialité de la dynamique des systèmes et de sa remise en perspective sous la double influence de progrès de la réflexion cybernétique et de la dialectique complexe. Cette analyse abstraite permet cependant d'en dégager la signification et conclusions pour la prospective générale. Les questionnements sur les différents plans amènent à de premières réponses conceptuelles et opérationnelles sur les outils complémentaires et nouveaux à créer pour une prospective de la deuxième génération. La conclusion est que pour dominer la complexité croissante il faut des instruments plus complexes qui puissent prendre en compte les différents plans, et organiser concrètement l'interdisciplinarité nécessaire. Une tentative est faite dans ce sens. Elle se traduit par un "mapping" des modules et de leurs composants qui devraient entrer comme données ou programmes dans la démarche prospective. Les plans à traiter étant trop nombreux pour être traités simultanément par le cerveau humain, qui pourtant ne fonctionne pas à couvrir justifie, par ailleurs, le projet de l'Encyclopédie Systémique de la Technologie. La technologie est le métalangage d'aujourd'hui, sa taxonomie reste à établir, c'est pourquoi l'E.S.T. devrait constituer aussi un des instruments essentiels de la prospective technologique de demain.
4. Des "technologies appropriées" à celles "au service de l'humanité"
Le document "Des technologies appropriées à celles au service de l'humanité" révèle l'actualité des choix technologiques proposés à l'époque au Tiers-Monde et qui le sont aujourd'hui dans le cadre du "Développement Durable". Par exemple, on parlait de technologies "douces", "appropriées", qui se répartissaient en "technologies écologiques", "qui conservent les ressources", "technologies autonomes ou régionales", "de l'aide à soi-même", "révolutionnaires autocentrées, de village "à la chinoise", "intermédiaires", "combinées", etc… En fait les dégâts de la diffusion d'une technologie non maîtrisée, des pollutions, du réchauffement climatique, poussent aujourd'hui le Nord à un nouveau positionnement historique pour tenter de réorienter la technologie pour la survie de la planète, et non plus pour les seuls besoins estimés du Tiers-Monde. |
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